« Il (Daniel Soulières) est un de ceux qui ont le plus fait depuis 20 ans pour que la danse contemporaine montréalaise gagne ses lettres de noblesse, dans le milieu professionnel comme auprès du public. »
Aline Apostolska, journal de Montréal, janvier 2001
Dynamique au sein du milieu de la danse montréalaise depuis plus de trente ans, Daniel Soulières est le fondateur, directeur artistique et directeur général de la compagnie Danse-Cité qu'il a créé, le 25 mai 1982, dont la mission est de « stimuler la création, de promouvoir et diffuser la danse d'auteur en soutenant le créateur et en accompagnant l'interprète dans des avenues de dépassement ». Avec Danse-Cité, Daniel Soulières a accompagné, de leur idée génératrice à leur réalisation sur scène, plus de 260 créations. La compagnie célèbrera en 2007 son vingt-cinquième anniversaire.
Daniel Soulières est l'interprète de 181 créations pour une cinquantaine de chorégraphes, qui totalisent plus de 900 spectacles sur scène présentés en Amérique, en Australie et en Europe. Il est soliste, entre autres, pour les chorégraphes Louise Bédard, Danièle Desnoyers, James Kudelka, Jean-Pierre Perreault et Linda Rabin.
Au cours de ses années de métier, Daniel Soulières diversifie ses collaborations et travaille fréquemment avec des chorégraphes de toutes les générations. Il danse pour plusieurs pionnières de la danse contemporaine au Québec (Françoise Riopelle, Françoise Sullivan et Jeanne Renaud) tout autant que des chorégraphes de la relève (Michèle Rioux, Roger Sinha, David Pressault, Estelle Clareton et Dominique Porte). En 2003, il a par exemple participé, en tant qu'interprète, aux pièces Errance et Réflexes : axone 1 puis Espace dynamique II : ombres et lumière de Dominique Porte présentées à la Cinquième salle de la Place des arts, au F!ND et à la Fondation Jean-Pierre Perreault.
Par ailleurs, Daniel Soulières partage l'univers « perreauesque » depuis plus de vingt ans. Depuis la chorégraphie-rencontre Dix minutes en 1980 (devenue par la suite un solo), il a dansé la plupart des oeuvres du chorégraphe Jean-Pierre Perreault.
Daniel Soulières travaille avec plusieurs metteurs en scène, notamment Denis Marleau et Gilles Maheu. Il tourne dans quatorze films, notamment Élégie de Bernar Hébert (2004), La fin de la voix d'Olivier Asselin (2002) et Mozart, l'enfant de la musique de Raymond St-Jean (1999).
Il est membre fondateur du Regroupement québécois de la danse, un organe de concertation et de représentation pour la danse au Québec. Il a également participé à la création de Diagramme gestion culturelle, une compagnie qui permet à des chorégraphes émergents d'avoir accès à des gestionnaires compétents à peu de frais.
En février 1989, Daniel Soulières reçoit le Prix Jacqueline-Lemieux qui souligne l'ensemble de sa carrière. De plus, sa compagnie a été honorée pour l'apport à la danse contemporaine par le Conseil des Arts de la ville de Montréal, en tant que finaliste 2002 du prix de la Ville de Montréal.